Le voyage
Le week-end de pâques est arrivé. Alice rejoint Charlotte, Elizabeth, Samuel et le 'pilote' Thomas qui va les méner jusqu'à son chalet en montagne.
Alice: Cette voiture n'est pas très spacieuse, Thomas. Je ne suis même pas sûre de rentrer dedans.
Elizabeth: T'es tout frêle et petite, Alice. Tu rentres avec une bonne marge.
Alice: Pourrais-tu te mettre en arrière, Samuel. Mes jambes son très sensibles et je crains qu'elles irons fourmiller tout le temps.
Charlotte: Samuel fait le double de toi, Alice. Il est mieux qui reste devant autrement nous serons trop sérres.
Alice: Voilà! La voiture n'est pas très grand.
Thomas: Vous pouvez faire une rotation. Alice, tu commence en arrière et tu viens en avant après le stop.
Alice: D'accord. Mais je ne serais pas au milieu.
Alice reste revêche pour quelques minutes. Elle se distrait en regardant par la fenêtre et aperçois dans son réflet qu'elle n'a pas mis le rouge à lèvres.
Samuel: Uow! On bouge bien dans cette autoroute.
Thomas: Nous allons sentir les cahots pour quelques minutes. Il faut presque slalomer la route pour les éviter.
Charlotte observa Alice pour un instant et remarqua que elle a le visage empourpré.
Charlotte: Tu vas bien Alice?
Alice: Oui, tout va bien. Il me faut juste un mouchoir, s'il tu plaît.
Charlotte rend un mouchoir à Alice. En se tournant, Charlotte éclate un rire.
Charlotte: J'admire ton originalité, mais je trouve que le rouge à lèvres sur le nez n'a été pas un bon choix.
Il va sans dire que la vanne de Charlotte n'a pas assoupi l'humeur bourru d'Alice.
Alice: Il n'est pas déjà l'heure de faire un stop? Mes jambes commencent a fourmiller.
Les voyageurs profitent du stop pour dérouiller leur jambes, faire une pause pipi et acheter quelques gourmandises.
Charlotte: J'ai déjà pris mon oeuf de chocolat. Tu ne t'en prends pas un, Alice?
Alice: Non, merci. Mais si je fusse toi, j'en prendrai celui-ci qui a beaucoup moins de grasse.
Charlotte: Je n'aime pas trop le lait végetal.
Alice: Parfois ce n'est pas une question d'aimer ou pas. C'est pour ta propre santé. On peut faire de choix plus inteligentes que ceux des enfants.
Charlotte la regarde, interloqué. Elle ne croit pas d'avoir cette conversation avec Alice.
Charlotte: Écoute, Alice. Tu es déjà très grand pour jouer le parent avec moi. Je mange ce que je veux.
Alice: Parfois il ne faut que avoir la tête ouvert et d'experimenter. Le premier pas c'est toujours plus difficile.
Charlotte la donne le dos et va en direction le cassier. 'Quelle crampon', songe Charlotte sans riens dire.
C'est déjà l'heure de reprendre la route.
Samuel: Thomas, as-tu prévu des activités pour ce week-end?
Thomas: J'ai pensé à une ou deux choses qu'on pourrait tous faire ensemble. Pas d'obligation, bien entendu.
Elizabeth: Quelles sont ces deux activités?
Thomas: Je vous propose un randonné dans le bois à côté du challet et une soirée fondue.
Elizabeth: J'adore! Il est très sympathique comme proposition.
Alice: Thomas, la randonné durera combien de temps?
Thomas: Environs deux heures.
Alice: C'était bien ça que je craignais. Je n'ai pas apporté mes chaussures de sport. C'est la première fois que j'entends ce plan de randonné.
Charlotte: Est-ce que la randonné est difficile? C'est à dire, on va crapahouter plutôt que de marcher?
Thomas: Haha, loin de là. Je pense à une balade sur un terrain plat. Le but est d'être en contact avec la nature et, avec un peu de chance, d'apercevoir quelques oiseaux.
Charlotte: Très bien! À mon avis, tu pourrais très bien utiliser les baskets que tu as actuellement, Alice.
Alice: Vous savez comment j'aime faire du sport et la nature, mais c'est impossible avec mes baskets tout blanches.
Charlotte: Cela serait le cadet des mes soucis, mais c'est comme tu veux. Je compte les heures pour être proche de la nature. Quelle genre d'oiseaux on observera?
Thomas: J'espère que nous aurons la chance de voir le balbuzard pêcheur et la circaète Jean-le-Blanc. Deux rapaces magnifiques. Ne t'en fais pas, Alice. Je vais les prendre en photo pour toi.
Alice: C'est très gentil, Thomas. Merci. J'ai une proposition à faire. Et si au lieu de la fondue on se faisait une 'concombrinatte'?
Samuel: C'est quoi une 'concombrinatte'?
Alice: Nous préparons des légumes tels que le concombre, la carotte et même le brocolli si on le cuit au point croustillant et on les déguste avec des veloutés de lentilles, de poireaux, et de courgettes.
Samuel: C'est la première fois que j'entends les mots légumes et croustillants dans la même phrase.
Charlotte: À mon avis, la fondue se marie mieux avec la montagne.
Thomas: Je suis d'accord! Et je n'ai pas pensé a aporter des légumes. Je n'ai que du fromage pour la fondue.
Alice: Il doit avoir un marché pas loin du challet, n'est ce pas?
Thomas: Il y a un marché à 30 minutes en voiture.
Alice: Ah, nickel! Pourrais-tu m'accompagner, Thomas? Ne vous inquiétez pas, je ferais la 'concombrinatte' avec mes propres resources. C'est mon cadeaux pour vous!
Charlotte: Bah, alors merci, Alice. J'ai hâte de vivre cette experience.
Alice: Vous rigolez trop en avance. La 'concombrinatte' c'est une invention à moi et elle a déjà fait ses preuves. Sachez vous qu'elle a connu un franc succès dans mon club de claquettes.
Elizabeth: Des claquettes? Je ne savais pas que tu tapais du pied, Alice.
Alice: Dès mon plus jeune âge. C'est une tradition dans ma famille. Je viens d'une lignée de champions irlandais de la claquette.
Elizabeth: Je l'ai pratiqué aussi pendant quelques années. Je pourrais être une bête de scène si je le voulais. Mais la routine repétitive des entraînements ne m'attirait pas.
Alice: C'est vrai que la claquette n'est pas pour tout le monde.
Elizabeth: Récemment mes parents on digitalizé les anciens enregistrements des mes présentations. J'en ai quelques un dans mon portable. Je vais les chercher.
Elizabeth: Ah, voici! Celui-la c'est de quand j'ai été championne de Bourgogne.
Samuel: Vous avez du talent, vraiment! Quelle agilité avec les jambes.
Alice: C'est pas mal, en fait. Il a quelques fautes de style qu'ils sont très dificile a maîtriser. Par exemple, il n'est pas très élégant de plier les genoux de cette façon.
Samuel: Regarde, ce n'est pas petite Alice? En derrière fille, près du rideau?
Charlotte: Bah oui! Tu n'as pas trop changé, il me semble. Trop mignone avec son robe à froufrou.
Samuel: En revanche, on dirait que t'es à côté de la plaque dans la choréographie.
Alice: Oh, je ne me souvenais même pas de cette spectacle. C'était un de mes premiers. La vertu vient avec le temps.
Samuel: Tant mieux! J'espère que maintenant tu sauras distinguer la droite de la gauche.
Alice: C'était une séquence très corsée pour une petite fille comme moi. J'ai eu du cran de monter sur le parterre. Arretons la moquerie sinon pas de 'concombrinatte' pour vous.
Charlotte: On continue, alors?