La discussion
Gérard : Selon toi, qui devrait passer en premier, le piéton ou le cycliste ?
Julien : Pardon ?
Gérard : Regarde les symboles au sol. Il y a un piéton et, au-dessus, un cycliste.
Julien : Ah, ok. C'est clairement le cycliste qui a la priorité.
Gérard : Je ne suis pas d'accord. C'est bien le piéton qui a la priorité à mon avis. Sur la route, c'est toujours le plus vulnérable qui mérite de passer en premier.
Julien : Si c'est toujours le cas, quel est donc l'intérêt des symboles ?
Gérard : Car il y a des voies réservées aux cyclistes et des voies réservées aux piétons. Celle-ci a l'air d'être une voie partagée.
Julien : Donc, ce n'est pas une question de priorité, mais de droit. Les piétons et les cyclistes ont le droit d'emprunter cette voie.
Quelques secondes plus tart...
Julien : Écoute, les piétons peuvent déambuler partout. Même sans le symbole du piéton, un piéton pourrais tout de même l'utiliser.
Gérard : Es-tu vraiment certain de cela? Les piétons ne peuvent pas flâner sur l'autoroute comme bon leur semble.
Julien : Nous sommes en plein coeur du centre ville. Il y a des piétons et des gamins partout. Regarde cette voiture là-bas !. Elle est gare sur le trottoir. Penses-tu qu' une personne en fauteuil roulant puisse passer sans encombre ? Il vaudrait mieux emprunter la voie cyclable.
Gérard : Dans ce cas, c'est le proprietaire du véhicule qui fait fausse route.
Julien : Non plus. Il y a un paneau indiquant qu'il est autorisé de se garer ici.
Gérard : C'est vrai! Alors, c'est vraiment une voie que les piétons partagent avec les cyclistes.
Julien : Nous sommes sur la même longueur d'onde. Mais il faut démêler l'enigme de l'aménagement des symboles. Pourquoi empiler les uns sur les autres au lieu de les aligner côte à côte ?
Gérard : Je dirais que il n'y a pas assez d'espace pour les mettre en parallèle.
Julien : Il suffit de réduire la taille.
Gérard : Personne distinguerait les symboles.
Julien : Quel genre des symboles attends-tu ? Un panneau d'avertissement pour danger nucléaire ? Un peu de bon sense, tout de même. Le contexte nous aide à faire la distinction.
Cycliste : Bougez vos culs, connards !
Gérard : Ces cyclistes sont trop tendus.
Julien : Je ne comprends pas. Le sport devrait détendre, pas les rendre en colère.
Gérard : Selon moi, les jeunes ne pratiquent pas par plaisir, mais pour se mesurer à leurs camarades. C'est comme une course à qui sera le plus rapide. Mon neveu fait pareil ; Il utilise même une appli pour lui suivre.
Julien : Je ne suis pas de cet avis. Il me semble qu'il portait un costume. Il se rendait au travail.
Gérard : Il va arriver tout trempé. À mon époque, cela aurait été impensable.
Julien : Ce n'est pas la première fois que j'aperçois quelqu'un en costume sur un vélo.
Gérard : C'est complètement débile.
Julien : Ah, c'est le moins qu'on puisse dire !
Gérard : Voyez, maintenant c'est le cycliste qui vient au dessus du piéton.
Julien : Je commence a croire que se traite d'une priorité alterné.
Gérard : Selon moi c'est une façon de dire qu'aucun d'entre eux ont la priorité.
Julien : Ah, je ne suis pas d'accord.